Les facteurs de la perdition…Posted on janvier 22nd, 2012 @ 18:59
Je me demande aujourd’hui lesquels des facteurs suivants a le plus joué dans ma vie d’aujourd’hui :
- Le système éducatif? Je me souviens qu’en seconde on m’a conseillé, fortement, de faire un bac G, alors que je voulais-pouvais suivre mon parcours en A, aujourd’hui, on parle de cursus L. On m’a dit que je trouverai plus facilement de travail dans le secrétariat.
20 ans plus tard… je ne suis pas secrétaire. Je suis allée à la fac, en lettres modernes et en anglais. Je n’ai pas fini ce que j’ai commencé. Aujourd’hui, l’université est plus abordable. Les boursiers peuvent se permettre de redoubler, il leur est permis de se tromper. A l’époque, je n’ai pas eu le droit.
- La vie? Je partais de chez moi, avec ma veste sur le dos et dans un sac mes affaires scolaires, j’étais alors en première. Et lorsque, à la fac, je pouvais encore m’en sortir, j’ai du choisir entre bosser à McDo ou bosser à McDo. Quelques mois plus tard, j’ai du une nouvelle fois choisir entre avoir un bébé ou avoir un bébé.
Je ne savais pas ce que j’allais devenir il y a quelques années. J’étais jeune et j’avais confiance en la vie. Le mektoub, la destinée, je la vivais au jour le jour. Trouver du boulot avec juste un potentiel, ça n’aide pas. Alors on travaille comme on peut.
On fait le deuil des années passées et du sort. Non pas qu’il s’acharne car ma vie aurait pu être pire!!!
Non, j’ai l’impression que je n’ai pas grandi, je suis comme une petite fille, à qui l’on demande ce qu’elle veut faire plus tard.. et qui ne sait pas. Toujours pas.
Je déteste aimer le kiwi : ça me fait tout bizarre dans la bouche quand j’en mange.La sensation est désagréable mais le goût!! c’est tellement bon!!!
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La vie
Mes résolutions 2012Posted on janvier 20th, 2012 @ 16:22
Et bien, ma principale résolution… c’est de finir ce que j’entreprends.
Et ça, c’est dur.
Il faudrait que je réfléchisse à la raison pour laquelle j’ai du mal à finir ce que je commence.
Y’a bien deux choses que j’ai accomplies. Je n’ai pas eu le choix. Et je n’ai pas eu mon mot à dire :) Mes bébés. Bon, c’est bien beau tout ça… mais ils ont grandi. Et moi, vieilli.
Qu’est ce que j’ai fait? concrètement? Je ne sais pas…
J’ai repris mes études. Je suis en master Psychologie du Travail et j’ai un mémoire à rendre, à soutenir.. et je regarde désespérément à droite, à gauche pour trouver une porte de sortie, trouver des raisons de ne pas finir… Je suis comme dans un toboggan, je glisse inlassablement et fatalement vers cette soutenance. Vers le jugement. Et ça.. j’aime pas trop :)
Je voudrais pouvoir un jour faire face à moi même, me poser les vraies questions, essayer de donner les bonnes réponses. Sans être noyée dans les biais de complaisance, de désirabilité sociale.
J’ai 36 ans. Et je ne sais toujours pas ce que je veux faire de ma vie. Je pourrais éventuellement pour cette année avoir une résolution : finir ce que j’entreprends. Et le finir bien.
Je déteste l’individualisme de nos sociétés. Je déteste être moi même individualiste.
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Réflexion presque anodine…Posted on décembre 7th, 2011 @ 14:20
Je feuilletais « les métamorphoses de la question sociale » de R. Castel et une pensée que je me dois d’écrire m’a traversé l’esprit.
Je me suis souvenue en fait d’une conversation, il y a longtemps, avec je ne sais plus qui. Cela concernait les gens qui profitaient du système. Bin oui quoi, ces jeunes qui foutent rien, qui bossent pas et qui roulent en merco.
Pourquoi ne pas regarder les choses sous un angle différent : profitent ils vraiment du système? Reçoivent ils de l’argent de l’état? Ils ne bossent pas. Ils n’ont peut être jamais bossé. Et pourtant ils ont de l’argent. Pour se payer tout ça. (Encore faut il définir le « tout ça »). Ils ne demandent pas à profiter du système en tant que tel. Je pense plutôt qu’ils vivent dans un système parallèle qui jouxte d’un peu trop près le nôtre, et c’est ça, qui finalement, nous dérange.
Pourquoi penser qu’ils se servent de l’état? Certes, j’ai moins de doutes quant au fait qu’ils se servent de la société et de ses travers. Une société fondée sur la consommation, la « consUmmation » qui brûle tout envie de vivre simplement.
Les enfants à qui l’on donne tout, tout de suite, finissent par devenir des Rois dans leur réalité. Régis par le principe de Plaisir et non plus de Réalité, ils continuent à vouloir tout, tout de suite. Quitte à voler, à échanger, à tricher. À qui la faute? À leurs parents qui ont tout fait pour qu’ils ne manquent de rien? Est ce que ce n’est pas transgénérationnel? Un parent dénigré, ne jouant qu’un rôle de subalterne, discriminé, ne veut il pas que sa progéniture ne manque de rien? C’est dans sa bonté sans borne qu’il fait une erreur. Mais à qui vraiment la faute?
Les jeunes ne demandent rien. Ils se passent de la légalité pour avoir. Ils se débrouillent (selon des procédés illicites c’est vrai), mais ils ne profitent pas du système. Il faudrait faire une enquête pour comprendre qui profite vraiment de tout ça. Les super riches qui sont encore plus riches? Ou les pauvres qui survivent?
J’irais même plus loin : est ce que l’état (le gouvernement) ne se sert pas de ces profiteurs pour asseoir sa position?
Les pauvres ont le droit d’être pauvres, ils en ont le devoir. Mais selon nous, ils n’ont pas le droit de se débrouiller, de consommer mieux que nous, nous qui galérons, qui payons nos impôts…
Je me demande si chez Lacoste, ils regardent vraiment qui achète leurs baskets, leurs survêts, et avec quel argent.
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